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mercredi 10 septembre 2008, mis à jour à 07:39
Des centaines de jeunes gens, armés de pierres et de bâtons, ont pris d'assaut les bureaux d'une société de télécommunications publique, du trésor public, de l'institut de la réforme agraire et de la branche locale de la télévision publique dans la ville de Santa Cruz, un bastion de l'opposition.
La télévision a diffusé des images d'affrontements violents durant lesquels la police a tiré des gaz lacrymogènes.
Les manifestants réclament au président Evo Morales de donner une part plus importante des revenus tirés des ressources énergétiques du pays à Santa Cruz.
Ils entendent aussi protester contre la réforme constitutionnelle voulue par Morales, premier président indigène de l'histoire de la Bolivie.
Dans la zone de Chaco, riche en gaz naturel, des manifestants s'en sont pris à une station de contrôle d'un gazoduc et ont essayé sans succès de couper les exportations vers le Brésil, ont déclaré des responsables.
Le gouvernement a vivement condamné ces manifestations.
"Des gens fascistes, violents et racistes ont attaqué des institutions qui appartiennent à tous les Boliviens", a déclaré le ministre de l'Intérieur Alfredo Rada après une réunion d'urgence avec Morales à La Paz.
Des médias locaux rapportent que des manifestants ont également saisi des bâtiments publics et bloqué des routes dans les provinces de Beni et Pando.
Eduardo Garcia, version française Clément Dossin
La vie ordinaire dans un commissariat ordinaire
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Une journée ordinaire dans la vie de Sébastien, Christophe et Stéphane, policiers au commissariat du 19e arrondissement de Paris.
Loin des images de films d’action, c’est surtout la monotonie qui fait le quotidien de ces hommes. Alors ils s’occupent, visitent un squat, plaisantent...
C’est la vie ordinaire dans un commissariat ordinaire...
Un reportage de Pascale Pascariello
Selon les météorologues cubains, jamais encore Cuba n'avait été frappé par deux ouragans en seulement huit jours, comme cela vient d'arriver avec Ike et Gustav. Après avoir entraîné l'évacuation de 2,6 millions de personnes, endommagé ou détruit des milliers de maisons et causé la mort de quatre personnes, l'ouragan Ike a achevé mardi une traversée de deux jours de l'île de Cuba et menaçait de se renforcer dans le Golfe du Mexique. En Haïti, Ike a laissé dans son sillage 66 victimes, 14 disparus et une cinquantaine de blessés.
Au total, quelque 2,6 millions de personnes, dont 10.000 touristes étrangers, ont été évacuées sur cette île de 11 millions d'habitants, la grande majorité d'entre elles ayant été hébergées chez des proches. Parmi les évacués, certains ont commencé à rentrer après le passage lundi d'Ike sur le centre et l'est, où il a fait quatre morts, notamment dans l'effondrement de maisons. Les "mesures anticyclone" à Cuba sont dirigées d'une main de fer par les autorités communistes et, avant le passage d'Ike, il n'y avait pas eu de morts dus à un ouragan dans l'île depuis Dennis en 2005, qui avait fait 16 tués.
Jamais encore Cuba n'avait été frappé par deux ouragans en seulement huit jours, selon les météorologues cubains. Le 30 août, Gustav, ouragan de catégorie 4, avait détruit ou endommagé 140.000 bâtiments dans ces régions avec des rafales record pour Cuba à 340 km/h, mais sans faire de mort comme cela a été le cas dans d'autres pays des Caraïbes et dans l'Etat américain de la Louisiane.
Ike se dirige maintenant vers le Golfe du Mexique, où se concentre le quart de la production américaine de pétrole (1,3 million de barils de brut par jour). En repassant sur des eaux chaudes, l’ouragan pourrait alors reprendre à nouveau de la vigueur et "atteindre la catégorie 2 ou 3, voire 4", selon le Centre de météorologie de Cuba. Et Ike pourrait toucher vendredi ou samedi l'Etat américain du Texas.
L'ouragan a semé aussi la terreur dimanche à Haïti, où les autorités ont fait état d'au moins 66 morts, 14 disparus et une cinquantaine de blessés. Un bilan encore provisoire. Haïti se trouvait déjà dans une grande misère après avoir été ravagé par trois perturbations majeures en trois semaines, Fay, Gustav et Hanna, qui ont fait plus de 600 morts et laissé des milliers d'habitants sans abri, manquant d'eau potable et de nourriture.
La Fédération internationale de la Croix-Rouge a lancé mardi un appel de fonds de 3,9 millions d'euros pour "soutenir l'action humanitaire de la Croix-Rouge cubaine, confrontée à une saison cyclonique destructrice".
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